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Correspondance

Dimanche 26 août 2007 7 26 08 2007 17:21

 

Cela fait quelques temps que je vous écris 
En vous affublant de mes désillusions. 
Par cette lettre je vous révèle mes soucis, 
Je m'en remets à vous, à votre pardon, 
Car je vous sais sage et pleine de raison. 
Cependant, je vous dois des explications. 
Mon silence envers vous, peut-être mal vu, 
N'était point dû à une déception vécue, 
N'en fut rien car salvateur fût cette absence. 
En effet, le temps, seul maître de guérisons, 
Je m'en suis remis à lui, sans illusions. 
Ici à l'image des saisons, l'humeur danse. 
Celle que nous avions a changé, apaisée. 
La guerre que nous avions prévue s'est passée, 
Mais psychologiquement par arguments. 
Ces mêmes venant de notre camp, consternant... 
J'ai pu constater que nos villes et campagnes, 
N'en furent bouleversées péniblement. 
C'est ce que nous redoutions énormément. 
Ce nouveau roi peu apprécié dans nos bagnes, 
N'a pas été virulent comme nous le pensions. 
En conséquence n'a pas créé de tensions, 
Pas plus du moins, avec nos puissants voisins. 

Nous vivons comme au précédent nos matins. 
Certes, les changements sont bel et bien présents, 
Avec quelques désagréables nouvelles. 
Il nous faut vraiment reconnaître cependant, 
Que les vagues houleuses de chez nous ne furent belles. 
Cela n'a pas pu nous servir au contraire. 
Je ne démords pas, du reste, de cette idée, 
Qu'il nous faut peu de choses pour ne plus nous taire. 

Notre roi est Damoclès en vérité. 
Et nous craignons avant tout sa longue épée, 
Qui de son courroux peut s'abattre sur nous 
Ca n'est pas encore arrivé je l'avoue. 
Nos alliés de pensées qui faisaient du foin 
Ont permis au loup de montrer patte blanche 
S'il est vrai que grâce à cela et de loin 
La popularité monarchique étanche 
S'est belle est bien rapidement augmentée 
Il est tout aussi vrai que nous sommes moins libres 
Contrairement à notre vie du passé 
La liberté de penser est notre fibre 
Une fibre vitale et inaliénable 
Ce qui aujourd'hui tombe un peu dans l'oubli 
Navré de ces mots quelques peu banals 
Il est vrai que mes lettres pour vous ma mie 
Ne sont que répétitions de ces grandes craintes 
Que j'éprouve pour l'avenir, mais c'est l'ennui 
Que je pense provoquer en vous par mes plaintes 

L'angoisse de mes tranchées a dû enfermer 
Ma bienséance envers vous, immense regret 
C'est sans savoir comment me faire pardonner 
Que je ne désespère très vite de trouver 
Votre amitié ma chère est un bien précieux 
Aussi précieux que la lumière du soleil 
Qu'on ne peut trouver ailleurs qu'en nos cieux 
Oui, effectivement, c'est un cadeau du ciel. 

 

 

Par Lucilina
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