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Texte Libre

Vendredi 19 décembre 2008 5 19 12 2008 20:46

BONJOUR A TOUS !


Et oui... Tout comme vous, même moi j'ai le droit aux vacances... Ou presque. Vacances n'est que le mot !

Comme vous le savez tous, j'ai eu cette idée folle de reprendre mes études. Ce qui explique le mot vacances. Cependant, je rentre le 5 janvier pour n'avoir que des examens jusqu'au 12.... ( ce qui explique  le "ou presque"). De ce fait, je vais m'absenter quelques temps. D'une part pour les fêtes, et d'autres part pour ces fameux partiels.

CEPENDANT, même si je ne serai pas aussi souvent connectée en cette fin d'année, je ferai mon possible pour venir vous voir au moins une fois par semaine.

D'AUTRE PART

Visiblement, ma saga vous a plus.  Beaucoup même pour certains d'entre vous. Et bien... A ce qu'il paraît (mais ce ne sont que des rumeurs de mon cerveau...) il y aurait une éventuelle "suite" d'imaginé.
Je dis "imaginé" car vous vous en doutez, si BOGS a été écrite en un week-end, cette saga là, est très loin d'être écrite.

ET POUR FINIR

Je ne vous laisse pas seuls malgré tout. Quelques poèmes de MAROT, LAMARTINE et CENDRARS vous accompagneront.


JE TENAIS TOUT PARTICULIEREMENT A VOUS REMERCIER VOUS LECTEURS DE PASSAGE, MAIS SURTOUT A VOUS QUI M'AVEZ LAISSE TOUS CES COMMENTAIRES... ET QUELS COMMENTAIRES !!! AUTANT DE MESSAGES SI TOUCHANTS, SI AFFECTUEUX, ET SI ENCOURAGEANTS !!! MA GRATITUDE ENVERS VOUS EST IMMENSE. SIMPLEMENT MERCI NE SUFFIT PAS ET POURTANT, JE NE TROUVE PAS D'AUTRES MOTS ALORS :


MERCI, MERCI, MERCI....

Par Lucilina - Publié dans : Note aux lecteurs
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Vendredi 12 décembre 2008 5 12 12 2008 14:17

 

« THE ANSWER TO OUR LIFE »

 

 

Pendant longtemps je t’ai ignoré et fais comme si tu n’existais pas. Pendant longtemps j’ai cherché à fuir ce que j’étais et avec qui j’étais en ce temps là, à faire comme si rien n’avait été, comme si rien n’avait existé.

 

Et pourtant, tu as fait partie intégralement de ma vie et, finalement, tu continues.

 

Le temps s’est écoulé depuis. Bien des années se sont passées et tu restes fondamentalement le même, celui que j’ai toujours connu et aimé. Aimé d’un amour profond, passionnel, charnel et conflictuel de part mes incohérences. Nous n’avons jamais vraiment pu nous séparer malgré nos chemins de vie très différents : des déménagements incessants pour moi, un autre continent pour toi, décalage horaire, décalage de société, de façon de vivre… de vie.

Tu as toujours su quand j’allais bien ou quand j’étais perdue ou malheureuse. D’une nature et d’un caractère diamétralement opposés, nous nous sommes pourtant, jamais aussi bien trouvés.

 

Un paradoxe pour deux en une union sentimentale inattendue, à la limite de l’irréel.

 

Naturellement rebelle de caractère, j’étais ta « sauvageonne ». Tu as toujours pu te mettre en retrait, te faire discret, me laisser vivre ma vie, mes joies, mes peines, mes erreurs en n’intervenant jamais sans ma demande. Laquelle n’était pas toujours exprimée d’ailleurs, mais tu savais qu’elle existait à chacune de tes interventions.

 

Il faut parfois beaucoup de temps avant de s’apercevoir de la véritable valeur des personnes qui nous sont les plus chères. Sept longues années à moi il m’a fallut pour comprendre. Sept années de silence de ta part par ton absence totale dans ma vie.

 

Je repense à toi, à tous ces moments ensemble, à ce passé trop longtemps mit de côté, comme ignoré. Et voilà, une larme telle une barque voguant tranquillement sur un fleuve bien docile longe le vallon de ma joue. Juste une seule, car un flot serait inutile est beaucoup plus futile et désagréable que l’unique. Je me sens dépourvue cependant de toutes émotions. Un peu comme un vase vide, délaissé au coin d’un petit meuble.

 

A trop pensé à mon monde sans toi, à trop regarder mon nombril et à vivre une vie dans laquelle je ne me suis jamais vraiment reconnue, comme authentique, j’en avais oublié l’essentiel : celui de la pureté de la simplicité vraie, de l’authenticité de la  sincérité. Belle hypocrite que j’étais durant tout ce temps !

 

Là, mon intérieur vide est remarqué et ressenti : je ne pense pas à moi mais à toi et à tout ce gâchis que j’ai provoqué en entraînant douleurs et mort chez celui qui me faisait existait vraiment.

 

Aucune honte contrairement à ce qu’ils pensent. Non. Cela ne servirait pas à grand chose et sûrement pas à réparer mes erreurs, ni à combler ce vide en te ramenant auprès de moi.

 

Je me trouve désormais dans une ironie parfaite : face au même objet que j’ai utilisé il y a sept ans, je me regarde ; je ne suis pas enceinte. Non. Je ne le serai jamais du reste. C’est pourtant notre maison à tous les deux. Ca l’aurait été du moins…

J’ai cessé de prendre ces médicaments qu’on m’obligeait à avaler pour ralentir les battements de ce cœur essoufflé. Les souffrances physiques de mon cœur ne sont rien comparées à une vie sans toi. Une vie, justement, qui n’a plus aucune raison d’existence.

 

J’ai pêché, je fus condamnée, on m’a incarcérée, je me suis punie en restant en vie dans ma cellule. Ma punition est terminée. Je peux maintenant, te rejoindre.

 

 

 

 

 

 

La rédemption de mon pêché ne peut être possible. Puis-je être pardonnée de ce que j’ai fait, alors même que la société estime que je suis quitte envers elle ? Belle et stupide utopie. Ce n’est pas envers toi société que j’ai fauté, ce n’est donc pas à toi, de me pardonner !

Par Lucilina - Publié dans : Saga
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Lundi 8 décembre 2008 1 08 12 2008 10:02


 

 

C’est incroyable à quel point une femme enceinte peut être persuasive et déterminée ! Visiblement, c’est très dur de nous résister ! Ce que maman veut, maman obtient parce que deux contre un ! (Rires) Je sous estimais aussi l’énergie que l’on a lorsque l’on est enceinte ! Et JE suis enceinte ! Chaud devant ! Danger imminent, femme enceinte en approche ! (Fou rire) Et dire qu’on me prenait déjà pour une folle avant, mais là c’est la crème de la folie ! Les détracteurs n’ont qu’à bien s’tenir, ils ne seront pas déçus de leur voyage ! (Rires étouffés par des essoufflements)

 

Bien, bien, bien. Notre maison est commandée avec la garantie que dans six mois elle sera livrée. Tout comme je l’avais prédis, ce sera juste à temps pour le grand retour de papa ! Ou presque…

 

Oh ! Oh ! Oh ! Si le fait d’être enceinte décuple notre énergie, notre volonté, et notre détermination, chez moi, ça décuple aussi ma STUPIDITE ! Je n’ai même pas prévenu notre entourage ! Je vais quand même leur annoncer l’heureuse nouvelle ! Oui. Il le faut. Après tout, ce n’est pas parce que je n’ai pas de nouvelles de leur part qu’il faut que je fasse comme eux ! … Mais ils m’ont enlevé de leur vie… Sept années sans e-mails, sans coup de téléphone ni même de visite… Sept… Sept ans … Aujourd’hui ça fait sept ans…

 

« JOYEUX ANNIVERSAIRE LA FOLLE ! » ; « OUI C’EST VRAI QUE C’EST CETTE ANNEE POUR TOI !  BON BIRTHDAY ! » ; « OUAI LA DETRAQUEE, BON ANNIVERSAIRE ! » ; « TU NOUS MANQUERAS !  AU MOINS TOI, TU LA FERMAIT ET TU NOUS F’SAIT PAS CHIER ! BON ANNIV’ »

 

Un énorme bruit métallique et assourdissant, soudain, le trou noir.

 

« Madame ? Qu’allez-vous faire maintenant ? Vous avez besoin d’une aide quelconque ? Quelqu’un vient vous chercher ou il faut qu’on vous appelle un taxi ?


- Elle ne te répondra pas John. Elle n’a jamais parlé depuis qu’elle est là. Et personne ne viendra la chercher alors appelle un taxi et donne leur cette adresse. »

 

 

Arrivée devant la porte comme éjectée de la voiture, j’entends encore leur voix résonner en moi, racontant une histoire insensée, supposée mienne.

 

« …jugulaire sectionnée par un débris. Le matin de leur nuit de noce ! Tout ça à cause de sa stérilité […] des filles ont lu ce qu’elle écrivait dans sa cellule […] Si ! Si ! On l’a surnommé BOGS : Burden Of Guilt and Shame.”
Par Lucilina - Publié dans : Saga
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