Le chemin le plus court vers son bonheur c’est celui sur lequel on se trouve.
Faut-il encore s’en apercevoir.
Chacun est à la place qu’il doit occuper.
Les rivières que l’on franchit nous paraissent parfois torrents, les cailloux que nous contournons deviennent montagnes rocheuses, les
branchages qui nous éraflent sont souvent des tornades que l’on subit de pleine face. Pourtant, nous sommes toujours debout et même chancelants,
vivants.
Quel que soit notre chemin, le bonheur, n’est-ce finalement pas ce que nous vivons ?
Par Lucilina
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Publié dans : Humeur
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L’ancre de tes yeux s’est amarrée dans les profondeurs de mon cœur au moment même où mes sentiments voguaient sur des vagues à
l’âme.
Hissée au plus haut de ton regard, j’ai chaviré le long de ta voile qui lentement me fît échouer en douceur sur les rivages de ton
corps.
Je ne connais pas de bon capitaine mais tu es le marin pour qui je serais mousse.
Par Lucilina
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Publié dans : Poème
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Ma maîtresse a enfin quitté son restaurant ! Quel soulagement de ne plus la savoir dans ce bourbier infâme d’inorganisation et de
stupidité !
Du coup elle peut se concentrer sur notre projet. Enfin presque ! Elle a décidé de partir quelques jours sur Lyon. Depuis hier,
nous sommes donc sur Lyon. Quelle belle ville ! Et dire que je suis née ici ! J’ai de la chance, ma maîtresse à bien choisit ma ville natale !
Maintenant elle cherche un appartement. Quelle galère ! Je sais bien qu’elle va devenir étudiante elle aussi ( à 25 ans, quelle
vieille ! ), mais le prix de la location immobilière à flambée avec les étudiants ! Du coup elle risque de devoir prendre une solution alternative. Dire que pour un deux pièces ici,
d’environ 40 m², il faut pouvoir débourser entre 500 et 700€ charges comprises !!! C’est incroyable ! Mais il est vrai que Lyon est très loin d’être Reims et elle se doutait bien que
les loyers seraient plus chers. Mais pas à ce point ! On se croirait presque à Paris ! J’ai bien peur que d’un F2 de 40 m² on soit obligé de mettre tous nos meubles dans sa maison
familiale dans les Vosges et louer un studio meublé en attendant que le marché redescende. C’est le jeu, mais il n’en reste pas moins nul ! Bref ! Nous dirons que ce sont les aléas de
la vie !
Ma maîtresse s’inquiète un peu. Elle ne sait pas comment elle va pouvoir s’occuper de nous. Quand je dis nous, je parle de Flora et
moi. Il va falloir qu’elle s’occupe d’abord de Flora. Je lui dirai à l’occasion. Flora attend depuis plus longtemps que moi. Et puis, moi, je suis sans être vraiment née. Une fleur c’est plus
fragile. Il faut vraiment qu’elle s’occupe de notre petite fleur en premier. Dommage que les appartements à loyer raisonnables ne poussent pas autant que toutes les petites Flora sur cette
terre ! Les questions que je me pose c’est de savoir si de nos jours, les étudiants sont obligés d’être suffisamment aisés pour se loger afin de poursuivre leurs études ? Mais comment
avoir des revenus plaisants aux yeux des propriétaires si ce n’est en travaillant à temps complet ? Et comment travailler à temps complet pour séduire les logeurs si à côté ils doivent
étudier ?
Il faut croire qu’à priori, parfois, la vie est un cercle vicieux un peu sans fin. Le hic, est que bien souvent, on aurait de temps à
autres, bien envie qu’il y ait une fin pour arrêter quelques instants de tourner.
Tôt ou tard, les chats en ont marre de se mordre la queue…
Par Lucilina
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Publié dans : Chroniques
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