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Texte Libre

Samedi 7 mars 2009

Roger Bernard est un historien de 27 ans, habitant dans une charmante et grande maison à Carcassonne. Grande est sa maison, gros est son cœur, mais chaudes sont ses larmes si douloureuses, car depuis maintenant sept ans, Roger vit seul, désespérément seul.

 

Pourtant, c’est un homme grand, beau et fort, bien dans sa tête et dans son corps, totalement épanoui qui ne demande qu’une seule chose, sortir de sa profonde et sournoise solitude. Courageux, intelligent, sensé, calme et posé, il est doté d’une extraordinaire sensibilité. La main verte, il soigne, chouchoute et bichonne ses fleurs, ses lys, ses roses, ses seules compagnies. Tout autour de sa maison, les promeneurs peuvent apprécier le résultat de son engouement pour ses amies, si belles et si majestueuses.

 

Suite à la souffrance de son mal de solitaire, il se questionne, il se cherche, en faisant depuis quelques années déjà, un grand arbre généalogique.

 

Un jour semblable aux autres, dans sa vie terne et monotone, Roger alla à la bibliothèque de sa ville, où il y resta jusqu’à 19H30, heure de fermeture. Après bien des heures passées à lire, relire, regarder, chercher, tourner et retourner, fouiller et manipuler dans tous les sens, documents, articles et livres, il le trouva enfin. Lui. Celui qui lui manquait dans la famille des Trancavel. Son aïeul du Moyen-Age qui lui fit passer de nombreuses nuits blanches, et avec qui il eut tant de cheveux gris : RAYMOND ROGER DE TRANCAVEL, DUC DE CARCASSONNE.

 

« Suite au siège de Simon de Monfort, Raymond Roger de Trancavel dut se soumettre aux croisés pour éviter à son peuple la famine. Simon de Montfort emprisonna aussitôt le Duc de Carcassonne, au mépris de toute règle de chevalerie, dans ses propres prisons. Il mourra en 1209 de dysenterie le 1er août, après avoir tenté de négocier avec ces derniers. »

 

« Et bien ça alors ! » Pensa Roger Bernard, « Ca al… » Soudain, la terre se mit à trembler. Des livres tremblèrent, d’autres tombèrent sur le sol, des documentalistes effrayées s’accrochèrent tant bien que mal aux étagères et leurs angoisses apparurent sous forme de hurlements qui s’échappèrent du fond de leur gorge. Des femmes enceintes chutèrent suivies de personnes âgées et… Pouf ! Plus rien. Encore abasourdi par ce qu’il venait de se passer, alors inconscient de la chose, Roger déclara : « Quel tremblement mes amis ! On l’a échappé belle ! » Sous le choc mais toujours inconscient, il se leva, se dirigea vers une documentaliste et emprunta l’article de sa découverte, puis rentra chez lui.

 

Arrivé à destination, il ouvrit sa boîte aux lettres, pris son courrier et rentra. Dès lors, il jeta son courrier et son article sur son bureau et enleva son manteau. Soudain il reprit conscience et courut à son poste de télévision pour ne pas louper les informations nationales.

« Mesdames et messieurs bonsoir. Voici les titres de l’actualité d’aujourd’hui mardi 25 avril 2000 : premières indemnisations de la marée noire, données ce matin en Bretagne. Les problèmes de cohabitation au Kosovo subsistent toujours et redoublement de violence, avec de nouvelles fusillades qui font 7 morts et 3 blessés dont 2 soldats français. Lionel Jospin, le Premier ministre, rend visite aux industries du bois en Lorraine, touchées par la tempête. Le Président Jacques Chirac lance un appel à la vigilance sur l’hygiène alimentaire avec 2 nouveaux cas de listéria décelés. Nouveaux cas de vaches folles et colères des agriculteurs. Mais avant d’entamer notre programme d’information, nous apprenons à l’instant qu’un phénomène extraordinaire vient de se produire dans l’Aude, à Carcassonne plus exactement ; Un tremblement de terre de magnitude 3 sur l’échelle de Richter s’est fait sentir. Jusqu’ici rien d’anormal si ce n’est que ce dernier  ne  s’est produit qu’à un seul endroit, la bibliothèque municipale de la ville. Nos envoyés spéciaux Céline Marsha et Cédric Pétrivski se sont rendus là-bas. »

 

« C’est effectivement sur les coups de 19h30 qu’un séisme de magnitude 3 sur l’échelle de Richter s’est fait ressentire ici à Carcassonne. Plus précisément, dans la bibliothèque municipale. Pas dehors, ni à côté. Non. Juste à l’intérieur même du bâtiment. Ce tremblement dépasse largement le stade du phénomène géologique. A mes côtés, M. Pitouvier docteur agrégé en géologie. Docteur Pitouvier, pouvez-vous nous expliquer exactement ce qui s’est passé ?

-         A vrai dire, non. Ce phénomène est tout simplement incompréhensible. Je ne vois malheureusement aucune explication plausible à ce qui vient de se passer. Dans le centre de recherche et de contrôle des séismes le plus proche d’ici, les sismologues ont pu voir leurs sismographes s’affoler. Ils ont pu également localiser le foyer ici même à Carcassonne, mais personnes à part eux et ceux qui se trouvaient à l’intérieur du bâtiment n’ont pu ressentir la moindre secousse.

-         Comment alors pouvons-nous qualifier ce qui vient de se passer ? Pouvons-nous dire que ce phénomène est… paranormal ?

-         Oh ! Je crois que le qualifier de paranormal est légèrement exagéré ! Restons les pieds sur terre ! Je suis persuadé que d’ici quelques temps nous pourrons vous apporter une explication scientifique appropriée.

-         Merci Docteur. C’était Céline Marsha en direct de Carcassonne. »

 

« Incroyable ! UNIQUEMENT A L’INTERIEUR DU BATIMENT !!! Mais comment est-ce possible ?!! » Trop préoccupé par ce qu’il venait d’entendre, il ne put finir le potage qu’il s’était préparé pendant l’annonce des titres du journal télévisé. Il se lava, éteignit son poste et jeta le reste de sa soupe dans l’évier. Intrigué, de plus en plus angoissé, un sentiment étrange l’envahit. Epuisé, exténué, lessivé par tous ses événements, il fit sa vaisselle et alla se coucher. A ce moment précis, sa vie morne et monotone prit soudainement une tournure qui alla bouleverser toute son existence.

 

 

Tourmenté par tout ce qu’il venait de vivre et après bien des heures passées sans pouvoir trouver le sommeil, il tomba enfin ans les bras de Morphée. Il passa alors, une nuit bien agitée : Le front chaud, en nage, les draps humides de sueurs, il se tourna, se retourna dans son lit. Enlevant et remettant ses draps sur lui, l’oreiller tassé, il sentit son cœur battre de plus en plus vite et de plus en plus fort, à tel point que l’on put apercevoir les battements de son cœurs au niveau de ses tempes, même faiblement. Les dents grinçantes, des gémissements s’échappèrent du fond de sa gorge. Tout à coup, il se passa quelque chose de mystérieux : Un son semblable à celui d’une cassette que l’on rembobine mal se fit entendre. Sa respiration s’accéléra  et les vibrations de ses tempes dues au battement rapide de son cœur, maintenant, étaient de plus en plus visibles. Assoiffé, sa gorge se serra, la sueur de son front dégoulina et la température de la pièce augmenta sans s’arrêter. L’obscurité de sa chambre passa du gris blafard à une blancheur ardente, angoissante. L’obscurité de sa chambre passa du gris blafard à une blancheur ardente, angoissante. Les murs se déformèrent. Son lit trembla, le sol trembla, c’est toute sa chambre, toute sa maison qui se mit à trembler, jusqu’au moment où… tout disparut !

Par Lucilina - Publié dans : Saga
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Jeudi 5 mars 2009

Bonjour à tous !

Après quelques semaines de silence de ma part, je reviens de plus belle, avec dans mes bagages une nouvelle saga.

Pour être tout à fait honnête envers vous, c'est plus précisément une nouvelle que j'ai écrite quand j'avais 16 ans. C'était même un devoir de seconde ! Notre lycée avait lancé un concours d'écriture entre classe de seconde. Il fallait écrire des nouvelles de maximum 4 pages !!!! Vous pensez bien que 4 pages pour une nouvelle... Du coup j'ai dû rendre un travail haché.


J'ai retrouvé l'original ! Celui sur lequel on peut lire comme annotation du professeur " Trop long, Trop de dialogues cependant motif très intéressant mais écrit confusément (style laborieux)" !!! Et vous savez quoi ? Je n'ai fait que de recouper certains morceaux avant de le rendre. Résultat : je n'ai pas eu le prix de la meilleur nouvelle fantastique. Mais celui spécialement conçu pour ma nouvelle : le prix de la meilleure recherche historique ! Visiblement, j'étais la seule a avoir basé ma nouvelle sur des faits réels ! Quelle frustration  à l'époque ! Mais à 16 ans ,devant tous ces camarades, recevoir un prix des mains du directeur de l'établissement... c'était quand même chouette !!!

J'ai très peu modifié cette "nouvelle" pour essayé de vous rendre quelque chose le plus possible proche de l'original.

Je mettrai en ligne le premier petit chapitre demain ou ce soir tard si j'ai le temps. Alors surtout, n'hésitez pas à venir me mettre vos propres annotations ! Je vous rassure, je ne serai pas vexée. 9 ans se sont écoulées depuis !! (Aïe!)


BONNE LECTURE ET BONNE CRITIQUE A TOUS !!!!!

Par Lucilina
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Jeudi 5 février 2009

Me voici dans le train pour rendre visite à ma mère. Un peu plus de six heures de train devant moi et je m’interroge.

Je me trouve dans cette période, ce genre de période étrange où l’on devient plus respectif qu’à l’ordinaire de ce que l’on ressent, de ce qui nous entoure. Un peu comme ces journées où l’on ne pense pas vraiment à quelque chose de précis et que le soleil de dehors nous fait plaisir au point que l’on sourit. On se dit alors que ce sera une belle journée à tous points de vue. On se sent content, voir même parfois heureux. Oui. A ce qu’il paraît les gens arrivent encore à éprouver ce sentiment.

Je n’aime pas du tout ce genre de passage des ressentis exacerbés par je ne sais quel phénomène. Ne nous trompons pas. Je ne suis pas quelqu’un qui ne supporte pas d’être heureuse ou de voir les autres l’être. Non loin de là. En fait c’est surtout parce que chez moi, ces moments là précédent toujours une période où il vaut mieux que je n’ai de contacte avec personne. Un « post-content » j’appelle ça comme ça. Mauvaise humeur, susceptible, limite désagréable voire même carrément exécrable… un « coup de mou » au moral qui ressemblerait à une déprime. La déprime des beaux jours. Comprendre par beaux jours, les moments de joie, d’autosatisfaction.

En plus de ça, je ressens des besoins que généralement j’éprouve beaucoup moins. Peut-être parce que je les écoute pas.

 

25 ans, célibataire ( Sainte Catherine mère de nous !) Et je me sens bien. Je suis très bien seule avec mes habitudes de future vieille fille. Un chat qui fait office de gardien de mon studio pendant mes déplacements. Et c’est tout ! Ah oui ! Comme toutes personnes j’ai aussi mes rêves et mes fantasmes ! Mais ces délires de l’imagination, la boule de poils et moi… C’est amplement suffisant ! Mais non ! Il faut qu’il y ait ce genre de « machin » ces petits trucs qui nous confirment dans la catégorie  des humains : le BESOIN

 

J’adore me sentir satisfaite, contente. Mais pourquoi être  automatiquement dans un besoin que je refuse ? C’est cela que je ne comprends pas. Lorsque nous nous trouvons dans ce cercle de l’autosatisfaction où l’on pense que rien nous manque que tout est bien, le voilà, lui, parfois eux, le(s) BESOIN(S) Il faut croire que nous sommes ainsi fait. La plénitude engendrerait-elle systématiquement le besoin ? L’autosatisfaction ne serait-elle plus suffisante pour le bonheur et la réalisation de soi ? L’homme, aussi involontaire et aussi inconscient que cela puisse être, se créerait-il des besoins en permanence ?

 

En attendant, faisant parti à part entière de la catégorie des éternels insatisfaits, je m’interroge ce qui ne m’enlève pas ce besoin bien trop présent et oppressant de donner ce trop plein de sentiments qu’on appelle amour. Oui. A mon grand regret ma cocotte gardienne de « tu peux encore aimer, donne ce que tout ce que tu as » est en train de siffler. C’est très dérangeant et légèrement problématique pour les personnes qui sont dans mon cas. Bien seule mais besoin urgent de donner cet amour oppressant qui dort en moi… Juste envie de dire QUE CE BESOIN PARTE !!! Il ne me manquera pas ! Je suis humaine alors des besoins, je pourrais m’en créer autant que je le voudrais ! Mais qu’il me foute la paix ! Je n’ai pas besoin de CELUI-LA ! Enfin. On finit par dire un peu près tous la même chose : « C’est l’jeu ma pauvre Lucette ! »

Par Lucilina - Publié dans : Texte
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